Aux origines

Pourquoi chercher la liberté financière en Suisse et vouloir devenir riche? La réponse n’est pas toute simple, et c’est en réalité une réflexion qui m’occupe depuis longtemps. Vous êtes en pleine remise en question de votre situation? Alors vous y trouverez sûrement des échos et, je l’espère, des pistes 😉

Je vous propose de remonter dans le temps (trop bien 😁) pour revenir aux origines de ma réflexion. Ainsi, vous comprendrez mieux ce qui me porte aujourd’hui en quête de la liberté financière!

Mon parcours

Avant tout, je vous explique brièvement d’où je viens. Ayant grandi dans un milieu de salariat, je n’ai jamais été formé à développer un esprit d’entrepreneur ou d’investisseur. C’est donc tout naturellement que j’ai suivi ma scolarité dans l’idée de travailler pour un employeur au final. J’ai néanmoins enchaîné les formations de degré secondaire: école de culture générale (équivalent au lycée pour les Français 😉) et deux apprentissages en formation initiale, le tout achevé en intégralité. Tout ça représente neuf années de formations.

Durant ces neuf années, beaucoup de signes auraient du me faire réfléchir sur mon orientation et surtout sur mon avenir. De grands indicateurs auraient dû me freiner mes projets d’alors, mais je ne me suis pas arrêté (j’en parlerai dans un prochain article sur les erreurs commises à ce moment). Il est certain que si j’en avais été conscient, je me serais lancé bien plus tôt sur le chemin de la liberté financière. Malheureusement, je n’avais pas les capacités de compréhension ni l’ouverture d’esprit actuelles.

Ces éléments sont restés ancrés en moi, sans que j’y accorde une réelle importance. Puis, peu à peu, ils ont commencé à s’imbriquer entre eux. J’ai vécu d’autres évènements à titre privé qui m’ont fait réfléchir et remettre en question mon fonctionnement ainsi que celui de notre société. Je peux maintenant mettre en avant les quelques aspects qui m’ont motivé à vouloir devenir riche.

Mais qu’est-ce que la richesse? Découvrez ma définition de la richesse!

Mes motivations

1) les valeurs dans mon métier

Aujourd’hui, je suis animateur auprès de personnes âgées. C’est un très beau métier qui a le défaut d’être trop peu rémunéré, mais je l’ai choisi en connaissance de cause (encore que…). Cette activité a un côté très enrichissant: j’apprends et peux beaucoup apprendre. Il est également possible d’être innovant et créatif dans ce que l’on fait. J’ai beaucoup de plaisir à le pratiquer, mais j’ai parfois le sentiment qu’on veut tout faire pour maintenir en vie certaines personnes, comme si on ne voulait pas accepter la mort et qu’on cherchait à tout prix à la repousser.

Dans ma pratique quotidienne, je cherche toujours à valoriser les résidents au mieux, à leur laisser essayer par eux-mêmes avant d’intervenir et surtout, à ne pas être toujours derrière eux, ce afin de leur laisser un sentiment d’indépendance. Peut-être est-ce difficile à concevoir pour vous qui n’êtes pas dans le milieu, mais ce sont des aspects très importants pour le bien-être. Or, j’ai parfois l’impression que ma façon d’agir ne correspond pas à ce que l’on attend de moi. Parfois, je me sens mal à l’aise de leur laisser trop d’espace.

La liberté et l’indépendance sont pourtant des valeurs très importantes pour moi, et je me sens parfois retenu dans ma volonté de les laisser aux résidents. Ce malaise constitue la première motivation, car je sens bien que ça ne risque pas de changer.

2) le niveau de vie

Le salaire n’a jamais été pour moi un leitmotiv. D’ailleurs, ce dicton très connu m’a toujours parlé: « L’argent ne fait pas le bonheur ».

En fait, la version complète est  » l’argent ne fait pas le bonheur, mais il y contribue ». Et cela est vrai.  J’ai de plus en plus l’impression d’être dans un étau qui se resserre, pris à la gorge entre mon revenu et mes dépenses. Quand vous allez au magasin et que vous regardez d’abord les prix avant de voir la marchandise, c’est qu’il y a un problème. Quand vous réfléchissez à deux fois avant d’aller voir un médecin parce que ce sera pour votre poche ou que vous regardez le moindre kilomètre que vous faites en voiture, etc… Des exemples comme ça, j’en ai plein et ça ne servirait à rien d’en dresser la liste.

Si vous ajouter les incertitudes géopolitiques actuelles, vous voyez bien qu’il suffit de peu pour rompre l’équilibre. Je vous mets un petit résumé des différentes hausses en cours?

  • Essence
  • Gaz
  • Électricité
  • Matières premières (et donc biens de consommation)
  • Denrées alimentaires

Même si on veut faire des économies, on ne saura bientôt plus où couper… Et je n’ai jamais été un gros consommateur!

En devenant libre financièrement, je me dissocie de ces inquiétudes. Mes revenus passifs couvre largement mes dépenses, et même plus (ça dépend quel niveau on veut atteindre après 😅)

3) le temps libre

Certains utilisent leur temps libre pour regarder des films, consulter des contenus peu intéressants sur les réseaux sociaux ou simplement à ne rien faire d’utile ou de constructif. Personnellement, j’aime employer mon temps libre à des projets qui apporte quelque chose, que ce soit pour moi ou pour les autres. Je cherche à accomplir des activités ayant une valeur et laissant un trace de mon passage sur terre.

Mais je suis comme tout le monde (ou comme beaucoup de monde, disons-le ainsi 😁): mes 8h30 de travail quotidiennes ne me laissent que peu de temps pour le faire. Et heureusement, je suis à 80%!

D’ailleurs, je vous recommande de ne pas travailler à plein temps (article à venir)

J’ai la chance d’avoir des trajets courts entre le domicile et le travail, mais je manque de temps pour mener à bien mes loisirs créatifs. Il faut que je puisse en dégager davantage pour développer la multitude de projets dans ma tête, et seule la liberté financière me le permettra.

4) la position d’employé

Je vous l’ai dit, j’ai toujours préféré l’idée d’être employé que celle de devoir créer mon travail. En passant par certaines épreuves, cette vision a progressivement changé et voici les raison:

  • Marché du travail: il est saturé! Jusqu’à maintenant, j’ai eu la chance de ne jamais avoir été « débauché », mon temps a toujours été occupé par une activité. Cependant, c’était parfois de justesse, et j’ai souvent été confronté à des offres très restreintes de postes. En fait, mes deux métiers n’offrent que peu de place de travail (mais je crois qu’à l’heure actuelle ça vaut pour tous les jobs). J’ignore combien de temps il me faudrait pour retrouver une place si je devais être congédié demain…
  • Sécurité de l’emploi: elle est nulle (dans le sens qu’elle n’existe pas 😉). Peut-être l’avez-vous vécu avec Corona… Si demain, mon patron ne veut plus de moi ou ne peut plus me garder, je ne peux rien y faire. Je dois accepter et préparer mon départ (parce qu’heureusement, on a quand même un délai de résiliation pour les contrats de travail). Et même sans ça. Les technologies évoluent, et il est de plus en plus question de robotiser certains corps de métier. Ça peut vous paraître incongru, mais c’est même le cas pour mon métier (saisi, taper « robot animation EMS » sur google, et vous verrez!). Alors ça fait un peu polémique dans ce cadre-là, n’empêche que si l’idée est là… Il vaut mieux assurer ses arrières!
  • Salaire: dans mon cas, dérisoire. J’ai toujours trouvé mon métier mal payé. Sans doute ne suis-je pas le seul à le penser, mais voilà une des raisons qui me rebute face au salariat. Dernièrement, j’ai vu passer la facture d’une entreprise venue réparer une installation dans notre EMS. Quand j’ai vu le prix de la main d’oeuvre à l’heure… Évidemment, ce prix ne donne pas le salaire horaire du type qui est venu réparé, l’entreprise a des frais a couvrir avec ça. Mais c’est ça qui interpelle! Dans ces frais est compris également le salaire du patron, diverses cotisations, des coûts de matériel, etc… Un employé n’est donc pas payé à sa juste valeur! Sur une heure de temps passé à une activité, il ne sera rémunéré que pour une fraction de celle-ci puisque une partie paie d’autre chose. Je reviendrais sur cet aspect dans un article.
  • Reconnaissance: Je ne parle pas de la reconnaissance de mon patron par rapport au travail que j’accompli. Au quotidien, il est difficile de témoigner de la reconnaissance à ses employés, mais je trouve qu’il la démontre par certains gestes ponctuels. Ce qui me dérange, c’est la reconnaissance par le système « d’assurances sociales ». Si vous finissez au chômage (ce que je ne souhaite à personne), il y a de fortes chances que vous ne soyez qu’un simple numéro voire même un problème à éradiquer! Les « conseillers » peuvent vous dénigrez et vous dévaluez de façon vraiment choquante! Croyez-moi, j’en sais quelque chose, et peut-être écrirai-je un jour un article ou deux sur la question…

Vous comprenez pourquoi le salariat ne me paraît plus aussi reluisant?😉 Mais on n’a pas fini avec la liste de mes motivations!

5) la retraite

C’est le graal pour tout travailleur. Enfin du temps pour soi! Plus besoin de se lever à pas d’heure! Je peux maintenant faire ce que je veux! 😃

Sauf que rien ne garantit que j’y arriverais vraiment. Peut-être que je vais mourir à 63 ans. Et alors:

  • Je me serais tué au travail pendant toute une vie dans l’attente de mes vieux jours, sans avoir pu réellement profiter de la vie.
  • J’aurais cotisé 40 ans dans une caisse que je ne toucherais jamais.
  • J’aurais donné mon temps à mon employeur alors que j’aurais pu l’utiliser plus intelligemment en développement mes propres activités

Et même à supposer que je survive jusque là:

  • L’état me promet une pension selon mes cotisations, sauf que celles-ci sont au prorata de mon salaire qui est déjà une misère.
  • Cette cotisation de misère est censé me garantir une pension minimum, sauf que rien ne permet de garantir la pension qu’on me promet.
  • Je suis sensé pouvoir profiter de la vie une fois à la retraite, sauf que je vois pas comment je pourrais le faire compte-tenu de ces deux éléments.

Mes parents arrivent en ce moment à la retraite. Ils ont 35 ans d’avance sur moi. Et pourtant, quand je les entends, ça ne me donne pas envie. Quand ils disent qu’ils ne savent pas exactement combien ils vont toucher, quand ils disent qu’ils ne pourront plus aller au restaurant comme ils le faisaient de temps en temps, quand ils disent qu’ils devront peut-être faire leur courses chez Aldi (alors qu’ils détestent cette enseigne)… Franchement, ça vous donne pas envie de devenir libre financièrement ça? Et de vous occuper vous-mêmes de vos finances à long terme? C’était comme ça à l’époque! Les régimes sociaux ne sont que des illusions issues d’un temps révolu! (Ça mériterait un article, ça aussi 😅)

6) Investir

Ça fait maintenant quelques temps que ma copine me recommande d’investir. Dans le pétrole, de l’or, les matières premières. Ou n’importe quoi d’autre. Je n’en ai jamais eu envie. Ces questions-là m’agaçaient 😅

Pourquoi cela? De mon point de vue d’alors, c’était un autre monde. Un monde que je ne connaissais, trop compliqué, et que je ne voulais pas découvrir. Investir signifiait pour moi soutenir des entreprises irrespectueuses sur différents niveaux. Et puis, il faut des sous pour investir! Comment je fais pour acheter des actions alors que j’arrive déjà tout juste à la fin du mois? Surtout que ça coûte cher tout ça (c’est du moins ce que je croyais).

Mais la graine était plantée. Ma copine a toujours voulu être à son compte et ouvrir son entreprise. Elle est pleine d’idées, pleine d’ambition, et pleine de ressources. Sa position professionnelle ne lui a jamais permis de se lancer, et elle a à plusieurs reprises songé à quitter la Suisse pour pouvoir plus facilement démarrer son activité. Durant la crise du Covid, alors qu’elle envisageait sérieusement de lancer sa première entreprise (en Suisse du coup), elle a commencé à suivre un entrepreneur italien sur les réseaux sociaux. Elle s’enfermait parfois dans la chambre pour assister à une conférence en ligne, et je restais de mon côté à travailler mes projets créatifs 😂

Elle me parlait ensuite régulièrement de ce qu’elle découvrait avec lui, et je dois reconnaître que tout cela a titillé ma curiosité. J’apprends que cet entrepreneur italien était pauvre avant d’arriver où il est aujourd’hui (il est millionaire et aide maintenant d’autres personnes à s’en sortir. Si c’est pas un beau motif pour viser la liberté financière en Suisse ça?😀). Je m’intéresse à la question, il paraît qu’on peut investir même avec 50 francs. Tiens donc. Je n’y connais rien, mais je commence à faire quelques recherches. Je vais voir un conseiller en placement, je lis des articles sur internet, etc… Le blog la liberté financière me révèle alors concrètement comment investir, et c’est exactement ce que je cherchais! En fait, il mènera ma réflexion bien plus loin, et c’est grâce à lui que je découvre le concept de liberté financière!

Donc, pour atteindre la liberté financière en Suisse, il faut investir. Dans plusieurs choses.

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7) la zone de confort

Investir dans ces différentes choses demande beaucoup d’efforts! Après tout ce que j’ai appris, je n’ai plus trop envie de consacrer du temps à en savoir davantage, si ce n’est de façon occasionnelle ou alors pour des sujets qui me passionnent réellement (car oui, je ne peux pas dire que je suis réellement passionné par mon travail. J’aime ce que je fais, mais ce n’est pas une passion. Vous voyez la différence? 😉). Maintenant que j’ai ma place de travail, j’ai mon petit rythme, je sais à quoi m’attendre et c’est très bien ainsi.

☝️Oui sauf que, après tout ce que j’ai écrit dans cet article, ce discours ne tient plus la route!

En effet, c’était mon état d’esprit avant! Maintenant, je ne veux plus rester dans cette zone de confort. C’est justement celle-ci qui induit en erreur la majeure partie de la population, faisant miroiter l’illusion d’une vie réussie et agréable dans un rôle d’employé. Je ne veux plus de ce modèle.

Mais le changement ne se fait pas en un jour. Je dois prendre du temps pour me former, pour étudier ce monde nouveau qu’est celui des finances, des affaires, de l’entreprenariat. J’ai déjà opéré pas mal de changement dans mon fonctionnement depuis le début de ma démarche, mais il reste encore bien du chemin avant la liberté financière! L’important est de rester fidèle à ses convictions, à ses motivations, il suffit ensuite de progresser un pas après l’autre.

On n’apprend pas à nager dans un océan.

C’était un long article, je le reconnais. Bravo à toi qui es arrivé jusqu’à la fin! Si tu l’as fait, c’est que tu es curieux et motivé comme moi d’en savoir plus sur les moyens d’atteindre la liberté financière en Suisse et sur les personnes qui le font! Je suis moi aussi curieux de savoir où tu en es, n’hésite pas à laisser un commentaire pour me le faire savoir 😉

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